Calendrier

15-17 Novembre 2018
Résidence au Goethe-Institut de Paris

24 Novembre 20h30
à Théâtre Ouvert - Centre national des dramaturgies contemporaines
Première lecture publique dans le cadre du Festival FOCUS#5 >>
avec le soutien du Goethe-Institut

2020
Création à Comédie de l'Est - CDN de Colmar

Distribution

Texte Dorothée Zumstein
Mise en scène Catherine Umbdenstock
Dramaturgie Katia Flouest-Sell
Scénographie & costumes Elisabeth Weiß
Lumières Manon Lauriol
Création musicale Eve Risser
Régie Pierre Mallaisé
Administration et production Pauline Hyron
Diffusion et production Valérie Teboulle
Avec Christophe Brault, Charlotte Krenz, Lucas Partensky et Pascale Schiller

Production

production epik hotel
co-production CDN de Colmar
recherche de co-productions en cours...

CONTACT PRO

Pauline Hyron
administration(a)epik-hotel.com,
+33(0)6 85 45 23 15

Valérie Teboulle (diffusion) : vteboulle(a)gmail.com
+33(0)6 84 08 05 95

>> Dossier de création sur demande

meeting point (work in progress)

Commande d’un texte à Dorothée Zumstein sur le thème de la frontière. Mis en scène par Catherine Umbdenstock.

Résumé

Sur les murs d’une maison de famille, dans des cadres de bois ornés de rosaires et de crucifix, ricoche le visage souriant d’un fils trop tôt arraché aux siens, jeune pour l’éternité.
Elle existe, cette maison, et ressemble à s’y méprendre à des dizaines de milliers d’autres dans la même région...

Ses volets en bois sont percés de cœurs, ses rideaux et ses nappes brodés rouge et blanc déclinent et inversent à l’infini un même motif.
Sur une commode, la reproduction d’une statue de Bartholdi, enfant du pays, auteur de la Statue de la Liberté, incarnation du rêve américain...

Comme dans les contes de fées, la maison est située à l’orée d’une forêt, laquelle déploie son ombre sur une terre riche et fertile, mais scarifiée par les guerres, et volontiers sacrifiée par les nations qui l’ont tour à tour revendiquée en opposant le couperet des frontières à son identité multiple, en faisant barrage au flux et au brassage de ses langues, légendes et traditions.

En ses coins et recoins, elle conserve la trace de ses habitants passés, représentants d’une population à laquelle on a souvent fait violence en lui plantant dans le cœur un drapeau aux couleurs changeantes – tantôt françaises, tantôt allemandes.
Cette maison familiale depuis longtemps désertée et soudain réinvestie constitue le décor à la fois fantasmatique et réel, aux contours forcément fluctuants, de Meeting Point. En effet, les paroles de nouveaux arrivants – au nombre de quatre, deux Français et deux Allemandes, appartenant à deux générations – ne sauraient tarder à réveiller la mémoire des murs.

Premières notes -

Le (non) lieu
Une maison de famille inchangée depuis les années cinquante, comme gée dans le temps : photos des disparus avec ou sans tombeaux, aveux à demi-mot, murs et rideaux jaunis par les chuchotis... Fin des années 90.
Maison vide, sur le point d’être vendue. Propriétaire morte quelques mois plus tôt.

Sur les personnages...
1. Le fils de la propriétaire défunte, cinéaste auteur dans les années 70 de deux ou trois lms « culte ». Ne tourne plus.
2. Son ex-épouse, actrice allemande à la blondeur archétypale, s’étant libérée de son statut de muse of cielle du premier et réalise elle-même des films ( peut-être la cause de leur divorce ).
3. Le jeune homme, fils de l’actrice, ancien beau-fils du réalisateur. Quelque chose de fantomatique. Est-il seulement vivant ? ( On l’a longtemps cru mort, c’est certain ).
4. La jeune femme, qui se présente d’abord aux trois autres sous un faux prétexte. Peut-être la fille du réalisateur ( une fille dont il ignorait l’existence ).

Tous ont été comme « convoqués ».
Maison divisée en 4 zones, comme la Vienne ou le Berlin d’après-guerre.
MEETING POINT est un « quadriptique » : chacun des protagonistes aura sa zone, son volet. Chaque volet est une version possible d’une même journée ( le 8 mai 1998, par exemple ). Chaque partie, tout en pouvant fonctionner indépendamment des deux autres, les éclaire ou les com- plète. Parfois aussi, les contredit...

1. Dans le premier volet, c’est la jeune femme qui a réuni les trois autres.
2. Dans le second, c’est le jeune homme ( qu’on avait cru mort, et qui revient, avatar anachronique des malgré-nous disparus puis reparus des années plus tard ).
3. Dans le troisième, c’est le cinéaste qui, au prétexte de procéder à un inventaire, a réuni les siens. ( Retour sur les circonstances de la mort du « garçon au vélo », évocation du fiancé américain).
4. Dans le quatrième, c’est l’actrice devenue réalisatrice qui, au prétexte de tourner un film au scénario encore incertain mais fortement inspiré du passé du couple qu’elle formait avec son ex-mari, a réuni des acteurs ( dont l’un ressemble à s’y méprendre à ce fils dont elle est sans nouvelles... )

L’Amérique
... constamment évoquée : par la photo du soldat américain trônant au-dessus de la cheminée, que la mère du garçon au vélo ne s’est jamais décidée à rejoindre ; par une statue d’Auguste Bartholdi ( enfant de Colmar et auteur de la Statue de la Liberté ) léguée à la famille, de condition modeste par une riche employeuse ; par les rêves de l’actrice autrefois forcée de renoncer à la carrière hollywoodienne qu’elle ambitionnait...
Dorothée Zumstein.

L'autrice
Dorothée Zumstein a écrit une dizaine de pièces, parmi lesquelles MayDay mis en scène à La Colline par Julie Duclos (2017), et créée en langue allemande par Bastian Kabuth à Freiburg, texte lauréat des Grands Prix de Littérature Dramatique 2018 Coup de coeur des Lycéens. Never Never Never (Prix des Journées de Lyon des Auteurs de Théâtre; aide à la création 2012) & Mémoires Pyromanes (Prix des Journées des auteurs de Lyon 2006, successivement mis en espace au Théâtre Gérard Philipe par Philippe Duclos, au Théâtre du Vieux-Colombier par Laurent Muhleisen et au Théâtre du Rond-Point par Yves Charreton). Toutes sont parues aux Editions Quartett. Elle a obtenu en 2012 une bourse du CNL pour Ammonite, écrite et présentée aux 40emes rencontres d’été la Chartreuse de Villeneuve-les-Avignon. Outre de nombreux romans ou nouvelles (Joyce Carol Oates, AM Homes, Dan Fante), elle a traduit plusieurs pièces de Shakespeare pour la scène (Le Roi Lear et Richard III, mis en scène par Laurent Fréchuret; Macbeth mis en scène par Eric Massé), et la Tempête pour le Théâtre de Privas. En 2017, elle traduit Massacre à Paris de Marlowe pour Laurent Brethome. Pour Eric Massé et la Cie des Lumas elle a également écrit Migrances (Subsistances, Lyon, 2010) ; pour Laurent Fréchuret & le CDN de Sartrouville Harry et Sam. Pour Elizabeth Macocco et le CDR de Rouen, elle écrit d’après Opening Night Alias Alicia.Toutes ses pièces sont éditées aux éditions Quartet. Outre Meeting Point, elle travaille à l’écriture d’une pièce pour Valérie Suner et le théâtre de La Poudrerie ( Sevran ) et à l’écriture d’un opéra Patiente 66 avec le compositeur Benoït Delbecq, dans une mise en scène par Marie-Christine Mazzola et soutenu par Beaumarchais-SACD.